LOUIS VALTAT (1869-1952)

Lot 41
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LOUIS VALTAT (1869-1952)


FLEURS ROUGE, CIRCA 1930
Huile sur toile Monogrammée en bas à gauche 46.5 x 55.5 cm-18.1 x 21.6 in.
Bears the artist's monogram lower left, oil on canvas
Provenance:
-Vente, Sotheby's, Londres, 1987. Acquise auprès de celle-ci par le propriétaire actuel.
LOUIS VALTAT (1869-1952)
FLEURS ROUGE, CIRCA 1930
En s'intéressant au bouquet, Valtat choisit un sujet inscrit dans la tradition de la peinture, que les impressionnistes se sont réapproprié au XIXe siècle, que la plupart des fauves ont traité à leur tour et qui demeure l'un des plus difficiles à aborder en raison du formalisme dans lequel il peut aisément verser. Il donne ici une interprétation flamboyante d'un bouquet printanier éclairé de mimosa. Surgissant d'un vase légèrement déstabilisé par une déformation volontaire, les fleurs pétillent d'une touche pointilliste ponctuée de celle, plus allongée, réservée aux feuillages. On les distingue peu d'un fond au décor particulièrement chargé, brossé d'aplats et d'arabesques fortement colorés, qui semblent prolonger l'éclat du bouquet au-delà de son propre périmètre.
Valtat étanche sa soif de peindre dans les bouquets de fleurs. Ils scandent l'ensemble de sa production et vers la fin de sa vie, pendant près de dix ans, deviennent l'unique motif, comme si tout autre sujet devenait vain face à cet espace de liberté que lui offre ce «nonsujet ». Car le peintre n'aborde pas les bouquets de fleurs ou les natures mortes sous l'angle des vanitas-même si le spectateur peut ainsi les interpréter-sinon comme prétexte à un jeu de couleurs qu'il organise de manière classique, s'imposant un dessin précis, ou bien selon un rythme baroque, laissant la couleur dominer le motif, se défaisant de toute contrainte formelle, procédant par jets d'assonnances qui lui sont propres et que la liberté trouvée dans le motif lui permet d'oser. Cependant Valtat ne fait pas le saut de l'abstraction, même si le sujet n'est plus qu'un prétexte; il a besoin de se confronter avec la matière, de se colleter avec ce qui lui est étranger, muet devant lui pour en extraire ce qui lui semble, malgré tout, encore procéder du vivant. Ses fleurs coupées ne sont jamais fanées; elles ont souvent atteint leur apogée et livrent au peintre, dans leur tension extrême, cette partie de vie qu'il poursuit et qu'il laisse sourdre du malaxage de la matière et de la couleur».
Françoise Garcia, Louis Valtat (1869-1952), Exposition rétrospective, cat. exp. Bordeaux, Galerie des Beaux-Arts, 19 mai-27 août 1995, Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, Bordeaux, 1995, p. 121
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