EUGENE BOUDIN (1824-1898)

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EUGENE BOUDIN (1824-1898)


LE HAVRE. UN BASSIN, SEPTEMBRE 1888
Huile sur panneau Signée et datée en bas à droite «88 7bre»
27 x 21 cm-10.6 x 8.2 in.
Signed and dated lower right «88 7bre»
Provenance:
-Collection Charles Bonnemaison
-Vente Bonnemaison, Hôtel Drouot, Paris, 28 avril 1897. Acquise au cours de celle-ci par Monsieur
Paul Detrimont.
-Vente, Hôtel Drouot, 22 février 1900. Acquise au cours de celle-ci par Monsieur Gérard.
-Collection particulière, Paris
Bibliographie:
-Robert Schmit, Eugène Boudin, Catalogue raisonné, Galerie Schmit, Paris. 1973. Oeuvre répertoriée sous le numéro 2232 en page 352 de l'ouvrage.
EUGENE BOUDIN (1824-1898)
LE HAVRE. UN BASSIN, SEPTEMBRE 1888 «Si Le Havre est le théâtre parfois malheureux où s'affirme une vocation, Le Havre est aussi un port, l'un de ceux que Boudin a le plus fréquemment représenté. Au-delà des premières années, il n'y a guère d'année qui ne voit
Boudin y passer. Les premiers dessins expriment une certaine recherche de pittoresque. L'avant-port du Havre et la Tour François Ier qui sert alors de sémaphore, les moulins du quartier du Perrey situés hors fortifications, les barques et installations de pêcheurs sur la plage à Sainte-Adresse sont ses sujets de prédilection dans des points de vue proches de ceux que Corot adoptait déjà en 1824. Mais le Havre s'impose surtout dans l'oeuvre par les vues des bassins portuaires. Bassin de l'Eure, bassin de la Barre, bassin du Commerce, tous sont représentés tour à tour avec une nette préférence pour l'avant-port et les grands voiliers qui y sont ancrés. Boudin s'explique de cet attachement dans une lettre de 1893 à son collectionneur havrais Pieter Van der Velde: «C'est ce qui m'a affligé-la disparition lente du voilier qui se fait déjà rare rendra la marine bien monotone. Quel parti tirer pour la peinture de ces lourdes chaudières en fer, gras et lourds (...) sans formes, sans voiles ! Ce ne sont plus nos jolis troismâts du temps passé qui s'en allaient chargés et voiles gonflées et d'une allure si élégante.» Contrairement aux impressionnistes qui se saisissent dans leur oeuvre des traits du paysage industriel, Boudin ne représente que rarement des vues de la vie portuaire, tel ce ‘'Chargement d'un cargo'' de 1883. De même faut-il attendre la fin des années 1880, pour qu'apparaissent régulièrement des tableaux de pleine mer qui réintègrent dans la marine les effets de vagues et une certaine violence atmosphérique chers aux peintres romantiques. Les vues portuaires forment un contrepoint aux plages qui, à partir de 1863, envahissent l'oeuvre. Il faudra attendre 1870 et les déplacements de la guerre francoprussienne pour constater un rééquilibrage de l'oeuvre au profit de la marine».
Françoise Cohen, «Eugène Boudin au Havre: la création d'un peintre» in:
Eugène Boudin en Normandie, Centenaire de la mort du peintre, cat. exp., Honfleur, Musée Eugène Boudin, 4 juillet-4 octobre 1998, Anthèse, Arcueil, 1998, p. 29-30.
«[...] chercher la fraîcheur du ton. Que ça réjouisse le coeur par sa lumière, comme le beau temps nous la fait éprouver, cette sensation.» (Gustave Cahen, Eugène Boudin: sa vie et son oeuvre, H. Floury, Paris, 1900, p. 198)
Dans les oeuvres de Boudin, le sujet choisi n'existe que pour vibrer sous la lumière changeante selon les lieux et les saisons.
G. Jean-Aubry fut le premier à évoquer pour Boudin la notion de «série» qui reste attachée principalement à l'oeuvre de Monet. Cette méthode de travail est fondamentale pour lui-une course pour saisir l'éphémère. Toute sa vie durant, il exploita de manière irrégulière les mêmes sujets: ports, plages, rivages, laveuses au bord de la Touques, troupeaux, marchés..., déclinés sous les différentes lumières du jour et des saisons: «Il me semble que le temps est venu de faire des oeuvres [...] mais il faudra, pour bien faire, revoir la nature et j'ai hâte de m'escrimer à nouveau devant le ciel et la mer avec la hardiesse que j'acquiers.» (Lettre à Ferdinand Martin, 3 avril 1866, dans Pludermacher, 2011, p. 114)
Pour peindre la lumière si capricieuse, il faut «bien observer et tirer de la nature tout ce qu'il est possible d'en tirer. La lumière surtout ! Chercher son rayonnement, la fulguration, la condenser, la poursuivre dans sa chaleur». (Extrait de la lettre autobiographique d'Eugène Boudin dans «Le Salon de 1887», L'art, t. XLIII, publiée dans Cahen, 1900, p. 196)
Eugène Boudin, L'atelier de la lumière, cat. exp. Le Havre, MuMa-Musée d'art moderne André Malraux, 16 avril-26 septembre 2016, Réunion des musées nationaux-Grand Palais, Paris, 2016, p. 84
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