ROBERT COMBAS (NE EN 1957)

Lot 301
15 000 - 20 000 €
Résultats avec frais
Résultat: 42 900 €

ROBERT COMBAS (NE EN 1957)

LE BAR A GINETTE, 1992
Pastel sur papier
Signé et daté sur le côté droit
65 x 49,5 cm - 25.59 x 19.48 in.

Oilstick on paper
Signed and dated on the right handside

Provenance:
- Galerie Beaubourg, Paris
- Collection particulière, Paris

L'authenticité de cette oeuvre nous a été aimablement confirmée par l'Atelier Robert Combas
Cette oeuvre est répertoriée dans les archives de l'Atelier Robert Combas sous le numéro 704

Texte accompagnant l'oeuvre: «Le bar à ginette la reine des paupiettes qui fait resto a midi mais pas le soir. Et Bernard y va plutôt le soir pour s'y péter la gueule. Et après il fera un détour au choix: chez sa maitresse ou chez sa femme. Si c'est sa femme, il enfile les pantoufles. Si c'est sa maitresse, sa maitresse, il enfile sa combinaison de plongée pour sa bibite»

« Combas : un artiste d’une espèce si particulière qu’on ne sait ni comment la nommer, ni comment la définir. Un peintre, qui est aussi dessinateur, sculpteur, bricoleur d’objets, inventeur d’assemblages et designer à l’occasion – aucun de ses mots ne va de soi, à commencer par « peintre ». L’un des fondateurs de la Figuration Libre, la précision est connue – si ce n’est qu’il resterait à préciser en quoi cette figuration est libre et de quel genre de figuration il pourrait s’agir. Et ensuite ? Un primitif ? Un primitiviste ? Encore faudra-t-il s’entendre sur le sens de la notion. Et sur quelques autres fréquemment employées à son propos, telles que : caricature, art brut, narration, burlesque. (…)
Brève synthèse : que ce soit en démultipliant les types de dessin, en s’inventant une langue personnelle ou en réunissant écriture et peinture, Combas s’écarte des usages de notre époque et les fait crouler. Il renoue avec le primitivisme, du côté du burlesque et de la caricature. Il fait surgir des éléments décoratifs. Il retrouve l’art des cryptographies et des figures dissimulées dans la trame de la peinture. Il joue avec un argot poétique singulier.
Il injecte de la couleur dans ses phrases et des phrases dans ses toiles. Tout cela est cohérent et les références qui viennent à l’esprit le sont aussi : la préhistoire, les « primitifs », l’art brut et celui des internés, la caricature, la chanson, la blague, les enfants. Cela suffirait à montrer combien Combas est incongru. A lui seul, un carnaval.
Mais qu’est-ce que le carnaval ? Le moment où les hiérarchies officielles s’effondrent, où les puissants deviennent ridicules et les fous les seuls sages respectés. Le moment des inversions, des négations, de la dérision et de l’extravagance. On en dirait autant de Combas : son dispositif artistique et ses sous-entendus ne peuvent être séparés de ce qui se voit et se lit dans ses oeuvres – et qui est de l’ordre de la subversion, de l’anarchie, du sacrilège. Le journal intime qu’il tient ne peut être que celui d’un irrespectueux, d’un railleur, d’un sceptique, d’un bougre qui ne respecte rien. Ni les réputations, ni les
valeurs, ni les bonnes moeurs. Avec lui, les « pieds nickelés » entrent dans l’atelier ou le musée, en compagnie de Popeye, du capitaine Haddock, des « copains » de Brassens et du Père Peinard : une bande de ravageurs qui ne s’embarrassent pas de précautions. »
(Robert Combas, Philippe Dagen, Editions Paris Musées-Snoeck, Paris, 2005)
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